Chemin de la Découverte à Sarp, puis le tour du Mont Sarrat.

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Le 3 février 2026

 

L’hiver, enfin, desserre son étreinte. Il offre une parenthèse de soleil, rend aux corps et aux esprits une légèreté oubliée… et réveille au passage quelques fourmis dans les jambes. Pour cette randonnée, nous sommes vingt-quatre, un nombre remarquable, réunis par la même envie de marcher, de respirer et de retrouver les chemins.

À 14 h, nous nous élançons depuis l’extrémité du chemin de la Découverte à Sarp, pour le tour du bois de Sarp puis celui du mont Sarrat. Deux heures et demie de marche annoncées, 300 mètres de dénivelé, cinq kilomètres et demi de promesses : sur le papier, tout est parfaitement raisonnable.
Le groupe avance d’un même élan, joyeux et confiant. Mais très vite, la nature reprend ses droits… et la troupe se divise. En tête, les « cabris », ces jeunes soixantenaires infatigables, avalent la pente avec ardeur, visiblement pressés d’arriver quelque part. Derrière, les sages progressent à leur rythme, mesurant chaque pas, convaincus que le paysage ne s’enfuira pas.

Sur la crête, le paysage s’ouvre soudain comme un livre que l’on n’attendait pas si beau. Entre les arbres, la plaine apparaît, veillée par la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges et, plus loin, par la silhouette plus discrète de la basilique. De l’autre côté, la chaîne des Pyrénées se déploie, du Cagire au Port de Balès, dominant la vallée de la Barousse, où l’Ourse serpente paisiblement, indifférente à nos commentaires admiratifs.

         

Nous poursuivons encore quelques kilomètres, mais le sentier, humide et légèrement traître, devient plus glissant que prévu. Les pas se font prudents, les bâtons gagnent soudain en importance, et la raison finit par s’imposer pour une partie du groupe. La décision est prise de raccourcir l’itinéraire et de regagner sagement la vallée par la route — sans contestation notable.
Les plus audacieux, eux, reprennent de la hauteur. Ils attaquent une dernière montée, frôlent le sommet du Sarrat, puis basculent sur l’autre versant, face au village d’Aveux, dominé par son clocher, témoin silencieux de nos efforts.

                          

La descente vers Sarp s’effectue par un étroit sentier en courbe de niveau, idéal pour admirer une dernière fois la plaine de la Barousse et ses villages éparpillés au fil de la plaine. Puis viennent les retrouvailles avec les voitures, les sourires un peu fatigués, les jambes satisfaites, et les promesses échangées. Nous nous séparons en jurant de recommencer bientôt, au gré de la météo… et du prochain moment où l’hiver acceptera de relâcher la pression.

 

 



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