Boucle de Saleich par  Urau et Castelbiague

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Mercredi 8 avril 2026

 

L’appel du soleil pour la randonnée a été supplanté par celui de la pelle du jardinier : sous ce beau ciel, beaucoup ont troqué les sentiers contre leurs plates-bandes. Nous ne sommes donc que quatre pour cette sortie.

Nous arrivons à Saleich pour débuter notre marche sur la boucle de Saleich par Urau et Castelbiague. Nous contournons par le bas la chapelle de Vallatès, magnifique édifice situé sur les hauteurs de Saleich, puis poursuivons sur des chemins agricoles qui nous mènent jusqu’au village d’Urau.

Nous passons devant son église romane avant de continuer, toujours sur des chemins agricoles, avec de superbes vues sur les collines environnantes. Nous traversons ensuite la commune de Noustens.

Nous quittons alors les pistes agricoles pour emprunter un sentier qui longe le ruisseau du Rieuaris et nous conduit aux ruines d’un ancien moulin. La marche se poursuit en sous-bois. Au bout d’un moment, la nature nous fait un clin d’œil sous la forme d’un entrelacement de branches évoquant un primate — une illusion presque parfaite.

Nous atteignons le village de Gaouats, près de la fontaine du même nom. Une pause s’impose. Nous en profitons pour immortaliser un érable aux teintes cuivrées, dont les couleurs animent le paysage.

Nous reprenons ensuite notre chemin, empruntant une petite route qui nous mène jusqu’à l’oratoire de Saint-Sigismond. Discret et plein de charme, il semble veiller paisiblement, abrité sous les branches protectrices d’un immense chêne séculaire.

Puis nous longeons un cimetière, où se dresse un fronton solitaire qui aurait dû accueillir des cloches… mais celles-ci, semble-t-il, ne sont jamais revenues.

À l’approche de midi, une vaste prairie s’ouvre devant nous, peuplée de magnifiques chevaux de trait — boulonnais, bretons… ou peut-être d’autres encore. Nous ne sommes pas experts en la matière, mais ils sont splendides.

Nous arrivons ensuite au pont de pierre des Murrets, qui nous permet de franchir la rivière Arbas. De l’autre côté, des tables de pique-nique nous attendent au bord de l’eau. Nous nous installons à l’ombre pour casser la croûte, bercés par le murmure de la rivière et la présence paisible des chevaux.

Un pêcheur, venu inaugurer sa saison, engage la conversation. Je lui montre ces curieuses fleurs qui sortent de terre sans feuilles ni tiges ; il les connaît, mais le nom lui échappe.(il s’agit des lathrées clandestines) Il a la gentillesse de nous prendre en photo, puis nous le laissons à ses truites.

Nous reprenons notre marche en sous-bois, en tentant d’identifier quelques plantes sauvages : de l’oseille par-ci, des stellaires et des orchidées sauvages par-là, et bien d’autres espèces aux couleurs printanières.

Puis arrive le passage le plus éprouvant de la randonnée : une montée soutenue, heureusement à l’ombre des bois.

Après quelques kilomètres, nous atteignons le point culminant de notre randonnée. Une petite pause s’impose pour nous rafraîchir et consulter nos téléphones : kilométrage, dénivelé… Bonne nouvelle, le plus dur est désormais derrière nous.

Nous redescendons tranquillement en traversant le hameau d’Artihaguère, composé de maisons impeccablement rénovées… et de chiens aux aboiements intimidants. Des lieux charmants, mais où il faut savoir apprécier la solitude.

Un peu plus loin, nous arrivons au village de Géraus, doté d’un lavoir qui ravive des souvenirs à Jean-Pierre. Lors du repérage de la randonnée, une pause ici avait failli lui coûter son téléphone… laissé sur la pierre du lavoir. Ce n’est qu’une fois arrivés aux voitures qu’il s’en était aperçu, entraînant un demi-tour immédiat. Heureusement, le village étant peu fréquenté, nous avions retrouvé l’appareil exactement à l’endroit où il avait été oublié.

Nous reprenons notre chemin. À la sortie du village, une maison attire notre regard : un véritable feu d’artifice floral orne son entrée. Devant tant de beauté, nous décidons de prendre une photo. Mais cette fois, l’une d’entre nous ne retrouve plus son téléphone…

Après vérification, il apparaît que nous l’avons vu pour la dernière fois au point culminant de notre randonnée. Impossible d’y retourner à pied — trop loin — nous rejoignons donc rapidement la voiture pour remonter en sens inverse. Arrivés au hameau, le chien déjà croisé à l’aller nous accueille bruyamment. Nous poursuivons à pied sur quelques centaines de mètres… et là, miracle : le téléphone repose tranquillement dans l’herbe, au milieu du chemin. Plus de peur que de mal !

Nous reprenons enfin la route en direction de Saint-Bertrand. Mais l’envie de flâner nous gagne, et à Figuerol, nous décidons de faire un détour pour profiter de la magnifique vue sur la chaîne des Pyrénées enneigées.

Une terrasse aperçue dans une prairie éveille notre soif… mais surprise : nous tombons sur un temple hindou, orné de Bouddhas et de dorures. La terrasse est bien là, mais pas question d’y boire une bière fraîche !

Nous reprenons donc la route. Un peu plus loin, la direction de Ganties attire notre attention : certains se souviennent d’une source aux propriétés particulières. Nos gourdes étant vides, le détour s’impose. Nous les remplissons et nous nous rafraîchissons — à l’eau cette fois, et non à la bière.

Une belle randonnée dans une nature qui s’éveille… mais la prochaine fois, entre les téléphones égarés et les jardiniers trop assidus, il serait peut-être judicieux de prévoir quelques randonneurs supplémentaires — ne serait-ce que pour surveiller le matériel… et grossir un peu les rangs !!

 

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