
Nous avons eu le plaisir de partir à
Cambo-les-Bains avec notre chauffeur Sébastien, toujours aussi
attentionné, pour découvrir la magnifique maison Arnaga, demeure
d’Edmond Rostand, ainsi qu’une chocolaterie. Puyodebat artisan créateur
de chocolat
Même si le temps était un peu capricieux, avec
un ciel couvert et quelques averses, cela n’a en rien gâché notre
journée. L’atmosphère fraiche et légèrement humide donnait un charme
particulier à la visite, presque une ambiance propice à la découverte.
À
l’abri, sous le porche des écuries, le guide nous a raconté avec passion
la vie d’Edmond Rostand. Grand auteur de théâtre, il connaît un immense
succès avec sa célèbre pièce Cyrano de Bergerac, qui reste encore
aujourd’hui l’une des œuvres les plus aimées du répertoire français. Élu
à l’Académie française, il a marqué la vie littéraire de son époque par
son style élégant et poétique.
Nous avons ensuite traversé les jardins pour
rejoindre la maison Arnaga.
Les jardins d’Arnaga, imaginés par Edmond
Rostand, s’étendent sur un vaste parc avec un jardin à la française,
structuré et élégant, et un jardin à l’anglaise, plus naturel. Rénovés
récemment, ils offrent de beaux éléments décoratifs comme une pergola,
des bassins et un espace dédié aux poètes. Aujourd’hui, ils sont
reconnus comme « jardin remarquable ».


La découverte de la maison Arnaga a ensuite été
une véritable surprise. Dès l’extérieur, elle séduit par son
architecture de style basque, à la fois élégante et harmonieuse, comme
posée avec douceur dans un écrin de verdure.
À l’intérieur, on a l’impression de pénétrer
dans un univers vivant, profondément personnel. Chaque pièce révèle le
goût raffiné d’Edmond Rostand, qui a lui-même imaginé les décors et
l’aménagement avec une grande sensibilité. Partout, des clins d’œil
subtils font référence à ses œuvres, comme si la maison elle-même
murmurait son univers littéraire et ses inspirations.

Les salons richement décorés, les boiseries, les
tapisseries et le mobilier témoignent d’un soin du détail remarquable et
d’un art de vivre empreint d’élégance et de poésie. On découvre aussi
une demeure étonnamment moderne pour son époque, en avance sur son
temps, notamment par le confort apporté et les préoccupations liées à
l’hygiène et aux innovations du début du XXᵉ siècle.
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On ressort de cette visite avec une impression
très forte : celle d’une maison habitée par l’âme de son créateur,
pensée pour recevoir, partager et émerveiller. Les pièces, baignées de
lumière, dégagent une atmosphère chaleureuse, où l’on ressent encore
aujourd’hui la présence discrète mais bien réelle d’Edmond Rostand.

Il est midi, et nous nous rendons à l’Auberge
Chez Tante Ursule, à Cambo-les-Bains, pour le déjeuner. Nous découvrons
une belle auberge typique, avec une grande salle chaleureuse mise en
valeur par une charpente en bois apparente, dans un style basque
authentique et accueillant.
Le repas débute par une entrée savoureuse : un
œuf basquais, composé de piperade, d’un œuf poché et d’un croustillant
de jambon, un mélange plein de saveurs du terroir.
Le plat principal met à l’honneur une spécialité
régionale : l’axoa de veau, tendre et parfumé, accompagné de pommes de
terre, fondantes et gourmandes. Petite surprise au passage : il semble
qu’il existe plusieurs façons de préparer cette recette traditionnelle.
Comme souvent en cuisine, chaque cuisinier affirme détenir la véritable
recette !
Pour terminer ce repas convivial, nous avons
dégusté un tiramisu au café, léger et agréable, qui conclut parfaitement
le déjeuner. Ce moment s’est déroulé dans une ambiance de vives
discussions, chaleureuse et pleine de bonne humeur.

Nous avons pris notre temps pour déjeuner et,
faute de temps, nous n’avons pas pu déambuler dans Cambo-les-Bains. De
toute manière, avec le temps maussade, la promenade n’aurait sans doute
pas été très agréable. Nous nous sommes donc rendus directement à la
chocolaterie Puyodebat.
Il nous a également raconté avec humour
l’histoire d’un ancien maire chocolatier de Cambo, à la fois élu local
et contrebandier, qui avait imaginé de nombreuses ruses pour déjouer les
contrôles. Malgré cela, il fut finalement arrêté et condamné à deux ans
de prison. Cela ne l’empêcha pourtant pas d’être réélu maire par la
suite, preuve d’une personnalité aussi étonnante qu’attachante.
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Nous avons ensuite découvert différentes salles
où étaient exposés des instruments anciens, parfois très rudimentaires,
utilisés autrefois pour le broyage des fèves de cacao.
La visite s’est poursuivie dans une salle,
garnie de nombreux présentoirs vitrée, où s’offrait à nos yeux une
impressionnante collection de chocolatières. Déclinées en faïence, en
porcelaine et autre métal divers, elles rivalisaient de formes et de
couleurs, certaines élégantes, d’autres plus fantaisistes, mais toutes
chargées d’histoire.
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Parmi ces objets étonnants, la célèbre tasse à
moustache a particulièrement retenu notre attention. Ingénieusement
conçue, elle permettait autrefois aux moustachus du XIXᵉ siècle de
savourer leur chocolat chaud sans risquer d’y tremper leur moustache, un
détail à la fois pratique et plein de charme d’une autre époque.
Nous avons également appris l’existence de
tasses pour gauchers : le positionnement du repose-moustache et de
l’anse imposait un sens précis, et il existait donc des modèles
inversés. Cette attention a été conçus pour des personnes amputées du
bras droit, souvent victimes de guerre, afin de leur permettre de
déguster leur chocolat plus facilement. Autre surprise : le chocolat, à
une certaine époque, était aussi considéré comme un médicament, parfois
même sous forme de suppositoire… de quoi laisser songeur !
D’anecdote en anecdote, des souvenirs d’enfance
ont ressurgi à la vue d’anciennes publicités de marques de chocolat,
aujourd’hui pour certaines disparues ou passées sous le contrôle du
groupe suisse Nestlé, au grand dam de notre hôte artisan.
Nous sommes ensuite arrivés dans une sorte de
mini-amphithéâtre où nous avons participé à une dégustation de chocolat.
Le maître artisan nous a présenté, à l’aide d’un diaporama, les régions
du monde où il s’approvisionne en cabosses de cacao, directement auprès
de producteurs situés principalement en Afrique et en Amérique latine.

Puis nous avons alors dégusté différents
chocolats, allant des plus intenses à 99 % de cacao aux plus
surprenants, parfumés au citron. Ce fut un véritable régal pour tout le
monde, même si certains pensaient que leur estomac aurait du mal à
supporter autant de chocolat. Heureusement, un chocolat chaud est venu
adoucir, accompagner et finaliser cette dégustation.
La visite s’est terminée par un passage en
boutique où, évidemment, chacun, encore marqué par le goût du chocolat,
n’a pas résisté à l’achat de quelques gourmandises chocolatées.
Ainsi s’achève la visite de la chocolaterie,
dans un moment mêlant souvenirs d’enfance et belles découvertes.
Nous avons ensuite repris le bus pour le retour
vers Saint-Bertrand-de-Comminges, le sourire aux lèvres, des souvenirs
plein la tête… et déjà l’envie de repartir !
Car l’aventure continue : une prochaine sortie
en covoiturage se prépare à Tarbes le mercredi 06 mai 2026, avec la
visite des jardins, du musée Massey et du haras. Une belle occasion de
se retrouver, de partager de bons moments et de faire de nouvelles
découvertes.