Journée Villa Arnaga / Cambo-Les-Bains / Chocolaterie
Samedi 11 avril 2026

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Nous avons eu le plaisir de partir à Cambo-les-Bains avec notre chauffeur Sébastien, toujours aussi attentionné, pour découvrir la magnifique maison Arnaga, demeure d’Edmond Rostand, ainsi qu’une chocolaterie. Puyodebat artisan créateur de chocolat

Même si le temps était un peu capricieux, avec un ciel couvert et quelques averses, cela n’a en rien gâché notre journée. L’atmosphère fraiche et légèrement humide donnait un charme particulier à la visite, presque une ambiance propice à la découverte.

À l’abri, sous le porche des écuries, le guide nous a raconté avec passion la vie d’Edmond Rostand. Grand auteur de théâtre, il connaît un immense succès avec sa célèbre pièce Cyrano de Bergerac, qui reste encore aujourd’hui l’une des œuvres les plus aimées du répertoire français. Élu à l’Académie française, il a marqué la vie littéraire de son époque par son style élégant et poétique.

Nous avons ensuite traversé les jardins pour rejoindre la maison Arnaga.

Les jardins d’Arnaga, imaginés par Edmond Rostand, s’étendent sur un vaste parc avec un jardin à la française, structuré et élégant, et un jardin à l’anglaise, plus naturel. Rénovés récemment, ils offrent de beaux éléments décoratifs comme une pergola, des bassins et un espace dédié aux poètes. Aujourd’hui, ils sont reconnus comme « jardin remarquable ».

La découverte de la maison Arnaga a ensuite été une véritable surprise. Dès l’extérieur, elle séduit par son architecture de style basque, à la fois élégante et harmonieuse, comme posée avec douceur dans un écrin de verdure.

À l’intérieur, on a l’impression de pénétrer dans un univers vivant, profondément personnel. Chaque pièce révèle le goût raffiné d’Edmond Rostand, qui a lui-même imaginé les décors et l’aménagement avec une grande sensibilité. Partout, des clins d’œil subtils font référence à ses œuvres, comme si la maison elle-même murmurait son univers littéraire et ses inspirations.

 

Les salons richement décorés, les boiseries, les tapisseries et le mobilier témoignent d’un soin du détail remarquable et d’un art de vivre empreint d’élégance et de poésie. On découvre aussi une demeure étonnamment moderne pour son époque, en avance sur son temps, notamment par le confort apporté et les préoccupations liées à l’hygiène et aux innovations du début du XXᵉ siècle.

On ressort de cette visite avec une impression très forte : celle d’une maison habitée par l’âme de son créateur, pensée pour recevoir, partager et émerveiller. Les pièces, baignées de lumière, dégagent une atmosphère chaleureuse, où l’on ressent encore aujourd’hui la présence discrète mais bien réelle d’Edmond Rostand.

   

Il est midi, et nous nous rendons à l’Auberge Chez Tante Ursule, à Cambo-les-Bains, pour le déjeuner. Nous découvrons une belle auberge typique, avec une grande salle chaleureuse mise en valeur par une charpente en bois apparente, dans un style basque authentique et accueillant.

Le repas débute par une entrée savoureuse : un œuf basquais, composé de piperade, d’un œuf poché et d’un croustillant de jambon, un mélange plein de saveurs du terroir.

Le plat principal met à l’honneur une spécialité régionale : l’axoa de veau, tendre et parfumé, accompagné de pommes de terre, fondantes et gourmandes. Petite surprise au passage : il semble qu’il existe plusieurs façons de préparer cette recette traditionnelle. Comme souvent en cuisine, chaque cuisinier affirme détenir la véritable recette !

Pour terminer ce repas convivial, nous avons dégusté un tiramisu au café, léger et agréable, qui conclut parfaitement le déjeuner. Ce moment s’est déroulé dans une ambiance de vives discussions, chaleureuse et pleine de bonne humeur.

 

Nous avons pris notre temps pour déjeuner et, faute de temps, nous n’avons pas pu déambuler dans Cambo-les-Bains. De toute manière, avec le temps maussade, la promenade n’aurait sans doute pas été très agréable. Nous nous sommes donc rendus directement à la chocolaterie Puyodebat.

 Là, le patron artisan nous a accueillis et a commencé par nous retracer l’histoire du chocolat. Il nous a présenté différents instruments et expliqué l’arrivée du chocolat en France, importé d’Espagne puis diffusé par Bayonne. À cette époque, on comptait une soixantaine de fabriques de chocolat dans la région de Bayonne et de Cambo.

Il nous a également raconté avec humour l’histoire d’un ancien maire chocolatier de Cambo, à la fois élu local et contrebandier, qui avait imaginé de nombreuses ruses pour déjouer les contrôles. Malgré cela, il fut finalement arrêté et condamné à deux ans de prison. Cela ne l’empêcha pourtant pas d’être réélu maire par la suite, preuve d’une personnalité aussi étonnante qu’attachante.

Nous avons ensuite découvert différentes salles où étaient exposés des instruments anciens, parfois très rudimentaires, utilisés autrefois pour le broyage des fèves de cacao.

La visite s’est poursuivie dans une salle, garnie de nombreux présentoirs vitrée, où s’offrait à nos yeux une impressionnante collection de chocolatières. Déclinées en faïence, en porcelaine et autre métal divers, elles rivalisaient de formes et de couleurs, certaines élégantes, d’autres plus fantaisistes, mais toutes chargées d’histoire.

Parmi ces objets étonnants, la célèbre tasse à moustache a particulièrement retenu notre attention. Ingénieusement conçue, elle permettait autrefois aux moustachus du XIXᵉ siècle de savourer leur chocolat chaud sans risquer d’y tremper leur moustache, un détail à la fois pratique et plein de charme d’une autre époque.

Nous avons également appris l’existence de tasses pour gauchers : le positionnement du repose-moustache et de l’anse imposait un sens précis, et il existait donc des modèles inversés. Cette attention a été conçus pour des personnes amputées du bras droit, souvent victimes de guerre, afin de leur permettre de déguster leur chocolat plus facilement. Autre surprise : le chocolat, à une certaine époque, était aussi considéré comme un médicament, parfois même sous forme de suppositoire… de quoi laisser songeur !

D’anecdote en anecdote, des souvenirs d’enfance ont ressurgi à la vue d’anciennes publicités de marques de chocolat, aujourd’hui pour certaines disparues ou passées sous le contrôle du groupe suisse Nestlé, au grand dam de notre hôte artisan.

Nous sommes ensuite arrivés dans une sorte de mini-amphithéâtre où nous avons participé à une dégustation de chocolat. Le maître artisan nous a présenté, à l’aide d’un diaporama, les régions du monde où il s’approvisionne en cabosses de cacao, directement auprès de producteurs situés principalement en Afrique et en Amérique latine.

Puis nous avons alors dégusté différents chocolats, allant des plus intenses à 99 % de cacao aux plus surprenants, parfumés au citron. Ce fut un véritable régal pour tout le monde, même si certains pensaient que leur estomac aurait du mal à supporter autant de chocolat. Heureusement, un chocolat chaud est venu adoucir, accompagner et finaliser cette dégustation.

La visite s’est terminée par un passage en boutique où, évidemment, chacun, encore marqué par le goût du chocolat, n’a pas résisté à l’achat de quelques gourmandises chocolatées.

Ainsi s’achève la visite de la chocolaterie, dans un moment mêlant souvenirs d’enfance et belles découvertes.

Nous avons ensuite repris le bus pour le retour vers Saint-Bertrand-de-Comminges, le sourire aux lèvres, des souvenirs plein la tête… et déjà l’envie de repartir !

Car l’aventure continue : une prochaine sortie en covoiturage se prépare à Tarbes le mercredi 06 mai 2026, avec la visite des jardins, du musée Massey et du haras. Une belle occasion de se retrouver, de partager de bons moments et de faire de nouvelles découvertes.

Alors, que vous soyez déjà des habitués ou que vous hésitiez encore, n’attendez plus : rejoignez-nous ! Promis, on ne vous laissera pas repartir sans de beaux souvenirs… et quelques fous rires en prime !


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