Randonnée a Antichan de Barousse

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25 février 2026

 

Pour cette randonnée dans le Barousse, nous avions rendez-vous… au cimetière. Mais certaines personnes se sont trompées de cimetière : il faut dire que deux lieux de repos éternel se côtoient à quelques centaines de mètres l’un de l’autre ! Heureusement, nos chemins ont fini par se croiser et nous étions finalement quatorze au départ.

Nous commençons par descendre la route en longeant la rivière l’Ourse, dont le murmure accompagne nos premiers pas, avant de remonter sur la droite en lisière de forêt. Là, scène bucolique et inattendue : deux imposants cochons, étendus de tout leur long, savourent la tiédeur du soleil, tandis que cinq ou six petits, repus, sommeillent à l’abri. La campagne a ses tableaux vivants.

Après une courte halte consacrée à l’observation de quelques fleurs, nous reprenons la marche. Les regards se font plus attentifs, les pas plus mesurés : chacun veille à ménager son souffle face à l’unique difficulté du jour, une côte d’une centaine de mètres, modeste mais bien réelle, qui débouche sur une route goudronnée — heureusement suivie d’une descente libératrice.

Un peu plus loin, nous découvrons un ancien lavoir restauré avec soin. Les lavandières ont déserté les lieux depuis longtemps ; leurs voix se sont tues, remplacées par les reflets vifs de quelques poissons rouges glissant dans l’eau claire.

La route nous réserve ensuite une rencontre plus impressionnante : un taureau majestueux, campé sur ses solides appuis, arbore une tête superbe et des cornes à la mesure de sa stature. Quelques randonneurs pressent légèrement le pas, mais la barrière qui nous sépare de l’animal suffit à rassurer les plus inquiets.

Nous bifurquons alors vers la forêt. Le ruisseau de la Merlasse , en crue, roule une eau vive et sonore. Après une brève évaluation stratégique, deux larges enjambées nous permettent de changer de rive sans encombre. Les conversations reprennent aussitôt, légères et animées, tandis que nous cheminons en bordure du bois.

Au détour du chemin, un arbre gît en travers du sentier, sans doute terrassé par un coup de vent plus fougueux que les autres. L’obstacle ne décourage personne : on se baisse, on contourne, on se faufile. La souplesse de l’équipe fait merveille et l’épisode se solde dans les rires.

À l’orée du bois, grisés par l’énergie encore intacte du groupe, nous décidons de prolonger la promenade. Nous traversons alors un vaste espace qui évoque une mer de pierres concassées . Il s’agit en réalité d’une ancienne décharge de déblais provenant autrefois des carrières de l’usine Pechiney Le volume des cailloux est si impressionnant que l’on croirait voir les vestiges des moraines d’un glacier oublié, figé là par le temps.

En passant non loin du célèbre mur d’escalade de Troubat, nous quittons peu à peu les abords de Gembrie pour rejoindre Antichan. Le soleil nous accompagne toujours ; les pas se font légers, les échanges chaleureux. Une pause sur un banc, au pied d’une croix, nous offre un moment de respiration… et l’occasion de nous désaltérer.

À Antichan, quelques habitants nous saluent et engagent la conversation. Nous admirons une charrette à quatre roues, magnifiquement restaurée, d’un bleu éclatant, témoignage discret mais précieux du passé rural. En traversant le village, nous remarquons également un ancien banc pour ferrer les bœufs, lui aussi remis en valeur avec soin.

Puis vient le moment de regagner le parking où nous attendent nos voitures.

 

 

 

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